Citation de Descartes

« Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu. » — Discours de la Méthode

« Les passions sont toutes bonnes de leur nature et nous n’avons rien à éviter que leurs mauvais usages ou leurs excès. » — Les passions de l’âme

« Lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays. » — Discours de la Méthode

« On connaîtra bien qu’il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d’autrui, de faire des choses fort accomplies. » — Discours de la Méthode

« Passion est passivité de l’âme et activité du corps. » —

« C’est aussi le même de converser avec ceux des autres siècles que de voyager. » — Discours de la Méthode

« Les hommes que les passions peuvent le plus émouvoir sont capables de goûter le plus de douceur en cette vie. » — Les passions de l’âme

« Ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien. »

« L’homme est une chose imparfaite qui tend sans cesse à quelque chose de meilleur et de plus grand qu’elle-même. » —

« Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus. » — Discours de la Méthode

« C’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne. » —

« Si l’homme est libre, c’est Dieu qui ne l’est pas. » —

« La parole a beaucoup plus de force pour persuader que l’écriture. » — Lettre à Chanut

« Souvent une fausse joie vaut mieux qu’une tristesse dont la cause est vraie. » —

« La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés. » — Discours de la Méthode

« Si la partie est fort inégale, il vaut mieux faire une honnête retraite ou prendre quartier que s’exposer brutalement à une mort certaine. » — Les passions de l’âme

« Mais la volonté est tellement libre de sa nature, qu’elle ne peut jamais être contrainte. » — Les passions de l’âme

« Je suis comme un milieu entre Dieu et le néant. » — Méditations Métaphysiques

« Je prends beaucoup plus de plaisir à m’instruire moi-même que non pas à mettre par écrit le peu que je sais. » —

« Je pense, donc je suis. » — Discours de la Méthode

« La volonté est tellement libre de sa nature, qu’elle ne peut jamais être contrainte. » — Les passions de l’âme

« C’est proprement avoir les yeux fermés sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher. » — Principes de la philosophie

« Il n’y a personne qui ne désire se rendre heureux ; mais plusieurs n’en savent pas le moyen. » — Lettre à Elisabeth I

« Toute science est une connaissance certaine et évidente. » — Règles pour la direction de l’esprit

« Pour examiner la vérité, il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu’il se peut. » — Règles pour la direction de l’esprit

« L’erreur, c’est seulement un défaut. » — Méditations métaphysiques

« Il n’y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l’envie. » — Les passions de l’âme

« Ce qui est ordinairement le plus envié, c’est la gloire. » — Les passions de l’âme

« Ce qu’on nomme communément envie est un vice qui consiste en une perversité de nature qui fait que certaines gens se fâchent du bien qu’ils voient arriver aux autres hommes. » — Les passions de l’âme

« J’appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l’on cherche. » — Règles pour la direction de l’esprit

« La puissance de bien juger, de distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes. » — Discours de la Méthode

« On ne peut se passer d’une méthode pour se mettre en quête de la vérité des choses. » — Discours de la Méthode

« La pluralité des voix n’est pas une preuve, pour les vérités malaisées à découvrir, tant il est bien plus vraisemblable qu’un homme seul les ait rencontré que tout un peuple. » — Discours de la Méthode

« Ainsi les plus généreux ont coutume d’être les plus humbles. » —

« La raison est la seule chose qui nous rend hommes. » — Discours de la Méthode

« Ceux qui cherchent le droit chemin de la vérité ne doivent s’occuper d’aucun objet dont ils ne puissent avoir une certitude égale à celle des démonstrations de l’arithmétique et de la géométrie. » —

« Remarquant que cette vérité, je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n’étaient pas capables de l’ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir sans scrupule pour le premier principe de la philosophie que je cherchais. » — Discours de la Méthode

« Je ne suis pas si sauvage que je ne sois bien aise, si on pense à moi, qu’on en ait bonne opinion; mais j’aimerais mieux qu’on n’y pensât point du tout. » — Lettre à Mersenne

« Toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales : à savoir la médecine, la mécanique et la morale ; j’entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui présupposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse. » — Principes de la Philosophie (lettre-préface)

« Les souverains ont le droit de changer quelque chose aux mœurs. » — Discours de la Méthode

« Les secondes pensées ont coutume d’être plus nettes que les premières. » — Lettre à Chanut

« Le remords de conscience est une tristesse causée par le doute que nous avons sur la bonté de notre action. » — Les passions de l’âme

« L’amour est une émotion de l’âme causée par le mouvement des esprits, qui l’incite à se joindre de volonté aux objets qui paraissent lui être convenables. Et la haine est une émotion causée par les esprits, qui incite l’âme à vouloir être séparée des objets qui se présentent à elle comme nuisibles. » —

« Et quelquefois la durée du bien cause l’ennui ou le dégoût, au lieu que celle du mal diminue la tristesse. Enfin, du bien passé vient le regret, qui est une espèce de tristesse, et du mal passé vient l’allégresse, qui est une espèce de joie. » — Les passions de l’âme

« Tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs plutôt que l’ordre du monde. » — Discours de la Méthode

« La technique nous rend comme maîtres et possesseurs de la nature. » — Discours de la Méthode

« La Théologie enseigne à gagner le Ciel ; La Philosophie donne moyen de parler vraisemblablement de toutes choses, et de se faire admirer des moyens savants. » — Discours de la Méthode

« L’estime et le mépris sont des espèces d’admiration. » — Les passions de l’âme

« La vénération est un mélange d’admiration et de crainte. » — Les passions de l’âme

« Le dédain se compose d’admiration et de hardiesse. » — Les passions de l’âme

La science cartésienne

Il faut dire aussi un mot de la science cartésienne. N’oublions d’ailleurs pas qu’aux yeux de Descartes (et de son époque), la philosophie englobe la science et l’étude de toute la nature. Dans une définition célèbre, Descartes affirme, en effet, que la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique et dont le tronc est la physique. Les branches qui sortent du tronc représentent toutes les autres sciences. La physique, la science de la nature (en grec, phusis), est mécaniste : tous les objets de la nature relèvent des lois de l’étendue et du mouvement, la matière se ramenant, aux yeux de Descartes, à de l’étendue géométrique et non point à un ensemble de qualités sensibles (elle n’est pas, dans son essence, chose dure, pesante, colorée, etc.). La matière désigne une substance étendue en longueur, largeur et profondeur. C’est désormais l’espace géométrique et mathématique qui apparaît comme constitutif de la matière. Alors que les scolastiques faisaient appel à un jeu de forces occultes, Descartes voit dans les qualités sensibles des expressions de l’étendue (qualité première). Le corps vivant, lui aussi, relève d’une explication mécaniste : c’est une machine que nous devons comprendre selon un modèle mécanique. Quant à l’animal, il n’est rien d’autre qu’un pur mécanisme corporel, dépourvu de sensibilité, de pensée et de langage, un automate agencé par Dieu. Nous avons affaire ici à la thèse de l’animal-machine, expression qui désigne l’animal et le corps animal, en tant qu’ils sont conçus comme des machines, de simples mécanismes matériels, des automates produits par la nature.

La métaphysique (Descartes)

a. Le cogito, Dieu, les idées innées Au sein du doute, Descartes rencontre une première certitude, le cogito (en latin, « je pense »). Le cogito représente la conscience de soi du sujet pensant. Et, en effet, aussi universel que soit le doute, puisqu’il porte sur la totalité des connaissances, il y a quelque chose qu’il ne saurait atteindre, c’est sa propre condition : doutant, je pense et, pensant, je suis. Dans le Discours de la méthode, le cogito semble énoncé déductivement (cogito, ergo sum), mais cette proposition est, en réalité, le fruit d’une intuition directe : la première vérité qui se présente intuitivement à l’esprit lorsqu’il doute. Mais que suis-je, moi qui suis ? Je suis essentiellement pensée, cette dernière désignant tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons immédiatement par nous-mêmes. Ainsi, l’activité de l’esprit et la conscience me caractérisent ; la conscience est l’essence de la pensée. La seconde vérité découverte par Descartes est l’existence de Dieu. Descartes démontre cette existence de plusieurs manières. La preuve spécifiquement cartésienne est la preuve par l’idée de parfait ; parmi les idées qui sont en moi se trouve l’idée de Dieu, idée d’un être souverain tout puissant, éternel, infini : idée de perfection et d’infini. Or, comment cette idée de parfait pourrait-elle procéder d’un être imparfait ? Il me faut admettre I’existence d’un être contenant en soi autant de perfection que l’idée en représente, c’est-à-dire Dieu. Ainsi, Dieu existe. Il faut entendre par Dieu une substance souverainement parfaite, et dans laquelle nous ne concevons rien qui enferme quelque défaut, ou limitation de perfection. Cet être parfait ne saurait être que vérace : il me garantit que les idées que je conçois comme claires et distinctes sont vraies. La « véracité divine » découle de la nature même de Dieu, qui ne saurait m’induire en erreur, puisqu’il est parfait. L’idée de Dieu — comme les idées mathématiques — fait partie des Idées innées, c’est-à-dire ne venant pas par l’entremise des sens et de l’expérience. Ce sont de vraies et immuables natures, constituant le trésor de mon esprit. Il existe, en effet, trois sortes d’idées (l’idée désignant tout ce qui est en notre esprit lorsque nous concevons chose) : celles qui sont nées avec moi (innées) ; celles qui viennent du dehors (ce sont les idées adventices ou sensibles, comme l’idée d’une chose extérieure, de la terre, du ciel, etc.) ; et, enfin, celles qui sont faites et inventées par moi (ce sont les idées factices, telle l’idée de chimère).

L’engagement

Le terme <<engagement>> désigne dans une cadre général une prise de conscience de son existence de telle sorte qu’on renonce à être simple spectateur des problèmes de la vie.

En littérature l’engagement est le fait qu’un écrivain prend position dans ses œuvres,sur les problèmes de la société,de son temps.

Jean Paul Sartre,écrivain et philosophe français du XXe siècle,prometteur de l’expression<<écrivain engagé>> l’a définie dans son essai situation II on disant :<<Toute écrivain est en situation dans époque,et comme tel,responsable de chaque parole aussi bien de chaque silence>>

L’écrivain engagé cherche à suscité des réactions de toute sorte.

À en croire Sartre,la littérature est une arme arme,une force pour les revendications sociales,pour la conquête de la liberté.L’écrivain engagé éveil la conscience du peuple,lui fait part de ces préoccupations afin de l’aider à avoir une idée nette sur les vicissitudes de la vie,de son époque.

Citations d’Aristote

De la Philosophie Citations

« Les avares amassent comme s’ils devaient vivre toujours ; les prodigues dissipent comme s’ils allaient mourir. » — Ethique à Nicomaque

« Il n’y a point de génie sans un grain de folie. » — Poétique

« L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit. » —

« Le commencement de toutes les sciences, c’est l’étonnement de ce que les choses sont ce qu’elles sont. » — Métaphysique

« La qualité de l’expression verbale est d’être claire sans être banale. » — Poétique

« La main est l’instrument des instruments. » —

« Qui peut le plus peut le moins. » —

« Ce n’est pas un ami que l’ami de tout le monde. » —

« La nature ne fait rien sans objet. » —

« L’objet de la guerre, c’est la paix. » —

« C’est de par leur caractère que les hommes sont ce qu’ils sont, mais c’est de par leurs actions qu’ils sont heureux, ou le contraire. » — Poétique

« La richesse consiste bien plus dans l’usage qu’on en fait que dans la possession. » —

« Entre deux maux, il faut choisir le moindre. » —

« La première qualité du style, c’est la clarté. » —

« Rien dans notre intelligence qui ne soit passé par nos sens. » —

« En toute chose, c’est la fin qui est essentiel. » — Poétique

« L’homme est un animal social. » —

« Le bien ne suffit pas à assurer le bonheur, mais le mal suffit à assurer le malheur. » —

« Savoir, c’est se souvenir. » —

« L’espérance est le songe d’un homme éveillé. » —

« Le courage est la première des qualités humaines car elle garantit toutes les autres. » —

« On peut donner la virilité comme caractère à un personnage, mais il ne convient pas à une femme d’être virile ou trop intelligente. » — Poétique

« Le sacrifice de soi est la condition de la vertu. » —

« La science consiste à passer d’un étonnement à un autre. » —

« Le bonheur est à ceux qui se suffisent à eux-mêmes. » —

« Il n’y a pas une méthode unique pour étudier les choses. » —

« Le sage poursuit l’absence de douleur et non le plaisir. » —

« Le spectacle de la nature est toujours beau. » —

« L’homme est un animal raisonnable. » —

« La reconnaissance vieillit vite. » —

« L’infini n’est pas un état stable, mais la croissance elle-même. » —

« Vouloir prouver des choses qui sont claires d’elles-mêmes, c’est éclairer le jour avec une lampe. » —

« L’homme est naturellement un animal politique. » — Politiques

« Aimer, c’est jouir, tandis que ce n’est pas jouir que d’être aimé. » —

« Qui chérit à l’excès sait haïr à l’excès. » —

« C’est par la nature que la plupart des êtres commandent ou obéissent. » —

« La plus grande injustice est de traiter également les choses inégales. » —

« L’amitié est une âme en deux corps. » — Ethique à Nicomaque

« Il n’y a qu’un seul principe moteur : la faculté désirante. » — De l’âme

« Quel plus terrible fléau que l’injustice qui a les armes à la main ? » — Politiques

« Celui qui n’est plus ton ami ne l’a jamais été. » —

« Or le prodigieux est agréable ; j’en donne pour preuve que tous, lorsqu’ils font un récit, en rajoutent toujours, pour produire du plaisir. » — Poétique

« Un beau visage est un avantage préférable à toutes les lettres de recommandation. » —

« Le doute est le commencement de la sagesse. » — Ethique à Eudème

« Il y a trois sortes d’hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer. » —

« La politique est l’art de commander à des hommes libres. » —

« Les racines de l’éducation sont amères, mais ses fruits sont doux. » —

« On ne devient homme qu’en se surpassant. » —

« Dieu est trop parfait pour pouvoir penser à autre chose qu’à lui-même. » — Ethique à Eudème

« Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux. » —

« Il y a la même différence entre les savants et les ignorants qu’entre les vivants et les morts. » —

« Il faut se conduire avec ses amis comme on voudrait les voir se conduire avec soi. » —

« La beauté est un appui préférable à toutes les lettres de recommandation. » —

« L’homme est un être sociable ; la nature l’a fait pour vivre avec ses semblables. » — Ethique à Nicomaque

« La vertu est le juste milieu entre deux vices. » — Ethique à Nicomaque

« La surprise est l’épreuve du vrai courage. » — Ethique à Nicomaque

« L’intention fait la culpabilité et le délit. » — Rhétorique

« Avoir beaucoup d’amis, c’est n’avoir point d’amis. » — Éthique à Eudème

« La marque distinctive du savant, c’est la capacité d’enseigner. » —

« C’est par l’expérience que la science et l’art font leur progrès chez les hommes. » — Métaphysique

« Si l’invraisemblable arrive, c’est donc que ce qui est invraisemblable est vraisemblable. » —

« Le commencement est beaucoup plus que la moitié de l’objectif. » —

« Les hommes se rassemblent dans les villes pour vivre. Ils y restent ensemble pour jouir de la vie. » —

« La poésie est quelque chose de plus philosophique et de plus grande importance que l’histoire. » — Poétique

« Est dû à l’habitude ce que l’on fait parce qu’on l’a fait souvent. » — Rhétorique

« Le sage est heureux jusque dans les tortures. » —

« Le philosophe est celui qui possède la totalité du savoir dans la mesure du possible. » — Métaphysique

« La définition fait connaître ce qu’est la chose. » — Organon

« Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un seul acte moral ne fait pas la vertu. » —

« Le désir est l’appétit de l’agréable. » — De l’âme

« Il faut préférer ce qui est impossible mais vraisemblable à ce qui est possible, mais incroyable. » —

« Celui qui ne peut pas vivre en société, ou qui n’a besoin de rien parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait point partie de l’Etat ; c’est une brute ou un dieu. » —

« Il est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas vivre pour servir autrui. » —

« L’information exposée dans les circonstances les plus choquantes est celle dont le public se souviendra le plus longtemps. » —

« L’égoïsme n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi. » — Politiques

« C’est la marque d’un esprit cultivé qu’être capable de nourrir une pensée sans la cautionner pour autant. » —

« Lorsque les hommes sont amis, la justice n’est point nécessaire, mais quand ils sont justes, ils ont encore besoin de l’amitié. » —

« L’argent n’est qu’une fiction. » — Politiques

« La totalité est plus que la somme des parties. » — Métaphysique

« La tragédie doit renfermer la durée de son action dans un tour de soleil. » —

« La comédie : celle-ci fait les hommes plus mauvais qu’ils ne sont aujourd’hui et la tragédie les faits meilleurs. » —

« Nous ne connaissons pas le vrai si nous ignorons les causes. » —

« La verge et le coeur sont des organes qui remuent d’eux-mêmes. » —

« Pour devenir habile en quelque profession que ce soit, il faut le concours de la nature, de l’étude et de l’exercice. » —

« La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le coeur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat. » —

« Il faut jouer pour devenir sérieux. » —

« En ce qui concerne les actions, qui raisonne en général raisonne dans le vide. » — Ethique à Nicomaque

« La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action. » — Ethique à Nicomaque

« La fin de la Politique sera le bien proprement humain. » — Ethique à Nicomaque

« Les productions de l’art ont leur valeur en elles-mêmes. » — Ethique à Nicomaque

« Les hommes, et il ne faut pas s’en étonner, paraissent concevoir le bien et le bonheur d’après la vie qu’ils mènent. » — Ethique à Nicomaque

« Le bien pour l’homme consiste dans une activité de l’âme en accord avec la vertu. » — Éthique à Nicomaque

« Plaisirs et peines sont ainsi, en fait, ce sur quoi roule la vertu morale. » — Ethique à Nicomaque

« Dans toute action, dans tout choix, le bien c’est la fin, car c’est en vue de cette fin qu’on accomplit toujours le reste. » — Ethique à Nicomaque

« Le politique doit posséder une certaine connaissance de ce qui a rapport à l’âme. » — Ethique à Nicomaque

« La fin de la Politique est la fin suprême. » — Ethique à Nicomaque

« C’est en vue des premières fins qu’on poursuit les autres. » — Ethique à Nicomaque

« Toute passion et toute action s’accompagnent logiquement de plaisir ou de peine. » — Ethique à Nicomaque

« La vertu morale est le produit de l’habitude. » — Ethique à Nicomaque

« Le fait vient en premier, c’est un point de départ. » — Ethique à Nicomaque

« Le Souverain Bien est, de toute évidence, quelque chose de parfait. » — Ethique à Nicomaque

« L’amitié est une forme d’égalité comparable à la justice. Chacun rend à l’autre des bienfaits semblables à ceux qu’il a reçus. » —

« Nul homme heureux ne saurait devenir misérable, puisque jamais il n’accomplira des actions odieuses et viles. » — Ethique à Nicomaque

« Le bonheur est bien un présent divin. » — Ethique à Nicomaque

« Le bonheur est en même temps ce qu’il y a de meilleur, de plus beau et de plus agréable. » — Ethique à Nicomaque

« Aimer, c’est vouloir du bien à quelqu’un. » — De l’âme

« L’amour est composé d’une seule âme habitant deux corps. » — De l’âme

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À un chanteur mort(poème) de Jean-Baptiste TATI-LOUTARD

Tu voulais de mes poèmes faire des chansons pour les ondes au départ de leurs voyages à travers les continents.

Puis le tourbillon d’une éclipse de lune emporta les cordes de ta voix,

Et l’on entendit la dernière vibration dans l’herbe trempée de nuit.

Oh ces claires chansons comme des embarcations légères par temps de soleil !

Des papillons d’eau,des nénuphars volants,des bulles nées du saut de l’écume,des lumignons érodant la nuit comme une constellation dans l’ordre de l’ourse ou du chariot.

J’ai contemplé ces symphonies de l’eau

Ces arabesques de feu

C’est toute une mine dont le souvenir extrait encore le clair métal.

Espagne : la Province d’Aragon refuse l’ouverture des stations de ski à Noël !

En Espagne, la Province d’Aragon est réticente à ouvrir ses stations de ski pour Noël. D’autres provinces, comme l’Andalousie, ont la position opposée. Alors qu’une tendance à la réouverture des stations de ski se profilait en Espagne, la Province d’Aragon a refusé une telle approche. Pour Javier Lamban, Président de la Province, il serait plus […]

Espagne : la Province d’Aragon refuse l’ouverture des stations de ski à Noël !

Réflexion sur le problématique de l’évolution de l’Afrique

l’Afrique est un continent béni par ces richesses naturelles et ces divers culture.Mais,depuis les temps anciens jusqu’à nos jours,l’Afrique semble resté dans un cauchemar épouvantable et se voit marginalisé.Car,faute de développement,tout Acton africaines semblent inutiles.

Ce que l’Afrique est,est entièrement la faute des dirigeants africaines mais aussi du peuple africain qui se laisse manipuler comme des marionnettes.

Vu ce que nous voyons,il apparaît clair que les dirigeants africains ne savent pas ce que s’est un pouvoir traditionnel et un pouvoir moderne,qui est caractérisé par la démocratie,car l’esprit de la colonisation prôné par les ambitions aveugles de devenir puissant,déraille complètement les dirigeants africains.

Pour parler de la vraie démocratie et du développement en Afrique,il faut attendre que les jeunes gens qui n’ont pas connu cette sombre époque de prendre les choses en mains.

L’AFRIQUE,la terre du désespoir

Depuis la nuit des temps,les africains se livrent à des activités intensifs sur divers plans en vue de développer le continent.Mais,physiquement parlant,il nous semble que l’Afrique noire semble se trouver à la case départ: bien que l’Afrique abrite des centaines et des milliers d’intellectuels,mais pragmatiquement,leurs œuvres sont souvent d’une importance médiocres,et cela sur divers plans.

Les scénarios auxquelles se livrent les dirigeants africains,sont honteuses: honteuses parce que les dirigeants africains ne pensent guère à améliorer leurs propres œuvres,et cela constitue un obstacle pour le continent africain. Expliquant son désavantage et son impuissance.

En dehors des problèmes qui ralentissent le développement du continent africain,il existe bien d’autres problèmes qui s’ajoutent aux malheurs des africains: l’irresponsabilité des chefs.causant les crises et la pauvreté dans la société.

Les africains d’ici n’ont rien de rien,ils ont qu’une longue et infini série d’incertitude,qui troubles leurs morales,le doute devient l’obsession, l’animalité devient leurs espoirs.car,au moins par cette vie,ils auront de quoi se nourrir et de quoi espéré vivre. l’Afrique c’est rien.

Présentation personnelle (exemple d’article)

Voici un exemple d’article, publié initialement dans le cadre de la Blogging University. Inscrivez-vous à l’un de nos dix programmes et lancez votre blog.

Vous allez publier un article aujourd’hui. Ne vous inquiétez pas pour l’apparence de votre blog. Ne vous inquiétez pas si vous ne lui avez pas encore donné de nom ou si vous vous sentez dépassé. Cliquez simplement sur le bouton « Nouvel article » et dites-nous pourquoi vous êtes ici.

Quel est votre objectif ?

  • Vos nouveaux lecteurs ont besoin de contexte. De quoi parlerez-vous ? Pourquoi devraient-ils lire votre blog ?
  • Cela vous aidera à vous concentrer sur vos idées à propos de votre blog et sur la façon dont vous souhaitez le développer.

L’article peut être court ou long, contenir une introduction personnelle sur votre vie, décrire la mission de votre blog, présenter un manifeste pour l’avenir ou énoncer simplement vos sujets de publication.

Pour vous aider à commencer, voici quelques questions :

  • Pourquoi créez-vous un blog public au lieu de tenir un journal personnel ?
  • Quels seront les thèmes que vous aborderez ?
  • Quelle est la cible privilégiée de votre blog ?
  • Si votre blog passe la première année avec succès, qu’espérez-vous avoir accompli ?

Répondre à ces questions ne vous enferme pas définitivement dans une voie. Ce qui est magnifique avec les blogs, c’est qu’ils sont en constante évolution au fur et à mesure de vos apprentissages, de votre développement et des interactions avec autrui. Il est toutefois opportun de savoir où et pourquoi vous vous lancez. L’articulation de vos objectifs peut simplement contribuer à apporter de nouvelles idées d’articles.

Vous ne savez pas trop comment commencer ? Écrivez simplement la première chose qui vous passe par la tête. Anne Lamott, auteur d’un excellent livre sur le processus d’écriture, affirme qu’il est nécessaire de s’autoriser un « premier jet bordélique ». C’est un enseignement essentiel : commencez par écrire, vous vous occuperez de retoucher votre texte plus tard.

Une fois que vous êtes prêt à publier, attribuez à votre article trois à cinq étiquettes qui décrivent son sujet : littérature, photographie, fiction, parentalité, alimentation, voitures, films, sports, etc. Ces étiquettes aideront les internautes intéressés par ces sujets à vous trouver dans le Lecteur. Veillez à ce que l’une de ces étiquettes soit « zerotohero », afin que les nouveaux blogueurs puissent vous trouver également.

Platon 428av.j.-c.-348

De la Philosophie

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Philosophie

Platon, philosophe grec, a laissé une œuvre philosophique considérable, d’où nous retiendrons essentiellement les dialogues de jeunesse : Hippias majeur, Protagoras, Gorgias, etc. ; les dialogues de la maturité : Phédon, Banquet, Phèdre, République ; les dialogues de la vieillesse : Parménide, Théétète, Sophiste, Politique, Philèbe, Les Lois. Le monde sensible est, aux yeux de Platon, subordonné aux Essences ou Idées, formes intelligibles, modèles de toutes choses, qui sauvent les phénomènes et leur donnent sens. Au sommet des Essences se trouve l’Idée du Bien, qui les dépasse en dignité et en puissance : ce principe suprême se confond avec le Divin.

1.Le dialogue platonicien

Platon nous a généralement présenté sa doctrine sous une forme particulière, celle du dialogue. Socrate, le maître du philosophe, incarnant en quelque sorte le « meneur de jeu ». En rédigeant son œuvre de manière dialoguée, Platon a ainsi mis en évidence une dimension importante inhérente à la recherche du vrai : elle s’effectue à deux (ou à plusieurs) et cette médiation est seule en mesure de nous faire dépasser les opinions particulières pour nous faire accéder à l’Universel. Qu’est-ce, en effet, qu’un dialogue ? Quand deux individus sont face à face et que deux types de croyances s’affrontent, en un débat organisé, cette discussion porte le nom de dialogue. Mais le dialogue lui-même est un aspect rudimentaire de la dialectique, qu’il faut maintenant définir et décrire.

2. La dialectique, les Essences, le Bien La dialectique désigne une démarche et un itinéraire : une montée progressive vers le vrai, loin des illusions et des croyances d’ordre purement sensible ou imaginatif. La pensée s’élève ainsi de l’opinion (la « doxa ») — énoncé non justifié par un raisonnement rigoureux, mélange de vérité et d’erreur, sorte d’entre-deux intermédiaire entre le néant total et ce qui est – jusqu’à un savoir d’ordre intelligible et justifié en raison. La première étape de la connaissance rationnelle correspond à la saisie des données mathématiques. Mais il s’agit de parvenir, au-delà de ces vérités mathématiques elles-mêmes, au terme ultime de la dialectique : les Idées ou Essences et le Bien. Aux yeux de Platon, le monde sensible n’est, en effet, qu’apparence par rapport aux Idées elles-mêmes, objets de la pensée pure, modèles intelligibles de toutes choses, non perçues par les sens, mais, néanmoins, beaucoup plus réelles et plus vraies que les objets empiriques en tant que tels. Ainsi, l’Idée de table, c’est la table idéale, telle que nous la concevons par la pensée, modèle ou paradigme que les tables concrètes imitent et reproduisent. En somme, l’Idée ou l’Essence (deux termes qui ont ici une signification voisine) sont les « choses » dans leur état le plus pur, modèles de la pensée et de la réflexion. C’est la dialectique, itinéraire réglé et méthodique, qui, de concepts en concepts et de propositions en propositions, permet d’atteindre ces Essences idéales ainsi que le Bien, terme ultime de la démarche rationnelle. Le Bien désigne, aux yeux de Platon, le Divin : ce n’est, à proprement parler, ni une notion ni un concept, mais un principe suprême, supérieur et à l’existence et à l’essence, les dépassant de loin en dignité et en puissance. Cette Idée du Bien, cause de tout ce qu’il y a de droit et de beau, communique sa vérité et sa vie à tous les objets connaissables. N

3. L’Amour

Mais l’itinéraire vers les Essences ne se comprend lui-même que par la dialectique de l’Amour, que Platon nous a si bien décrite dans le Banquet. Et, en effet, l’élan amoureux vers la Beauté représente, aux yeux du philosophe, un puissant instrument d’accès au vrai. Intellectualisé et discipliné, l’Amour se confond avec la Dialectique, dont il incarne le dynamisme et la vie. Qu’est-ce, en effet, que l’Amour ? C’est un manque, une pénurie, une pauvreté qui nous signale notre incomplétude et notre vide, un élan vers ce que nous ne possédons pas, une aspiration à la Beauté en elle-même. Grâce à lui, nous pouvons, à partir des beautés corporelles et sensibles, progresser jusqu’à la Beauté de l’âme, puis jusqu’à celle des occupations et des lois. Enfin, à l’étape suprême, c’est l’Idée même du Beau, dans sa pureté et son indépendance, que pourra atteindre le philosophe. Il est difficile de définir cette Idée de Beau. Formant une unité avec elle-même, échappant à la génération et à la corruption, elle se caractérise par la pureté absolue, la transcendance par rapport au sensible et autres « sornettes mortelles » : la Beauté, c’est la désincarnation ultime, l’éclat et la splendeur de ce qui transcende absolument l’empirique et le concret.

4. Réminiscence et maïeutique

La dialectique des Idées et la théorie de l’Amour conduisent, on le voit, à parler d’un Idéalisme platonicien, au sens fort du terme idéalisme : comme doctrine attribuant aux Idées ou Essences une existence en soi, indépendante de l’esprit et des choses individuelles (attention ! ce mot « idéalisme » n’est pas de Platon lui-même). Mais on peut se demander quels arguments permettent ainsi à Platon d’élaborer cette théorie « idéaliste » des Essences. Il semble que maïeutique et réminiscence constituent deux éléments majeurs justifiant cette élaboration et cette doctrine. Socrate, cet accoucheur spirituel, mettait, en effet, au monde les intelligences : de même que sa mère, Phénarète, sage-femme, accouchait les corps, de même il faisait naître à eux-mêmes, en leur vérité, les esprits. La maïeutique désigne cet art d’accoucher les esprits, art par lequel Socrate conduisait ses interlocuteurs à se découvrir eux-mêmes, à prendre conscience de leurs richesses implicites. Ainsi, dans le dialogue le Ménon, le petit esclave ignorant découvre-t-il lui-même, par les vertus de sa propre intelligence, comment construire un carré double d’un carré donné. Si chacun de nous peut ainsi, par le dialogue et la maïeutique, naître à lui-même et ressaisir des vérités (cachées), ne serait-ce point parce qu’il se souvient alors d’une vérité jadis contemplée ? Telle est la doctrine de la réminiscence : nous avons, durant nos existences antérieures, contemplé les Idées, lesquelles ne constituent, dès lors, que des ressouvenirs. Apprendre, c’est se remémorer la vérité jadis aperçue. Tout l’exercice philosophique vise à maîtriser et à organiser ce contenu secret, caché, fruit d’une lointaine contemplation.

5. Morale et politique

Mais la réponse apportée au problème spéculatif, la constitution d’une dialectique s’appuyant sur la réminiscence permettent aussi à Platon de résoudre le problème moral et politique. Les Sophistes, ces maîtres de rhétorique et d’éloquence, critiqués par Platon, qui voyait en eux de simples producteurs de mensonges, de faux prestiges et d’illusions — la sophistique étant définie par ce penseur comme négoce et trafic de discours – avaient, en effet, sapé la croyance en un Absolu permettant à la morale de s’édifier : la vérité. pensaient-ils, n’est rien d’autre que la subjectivité. Leur doctrine relativiste conduisait, souvent, à un pur immoralisme. Bien au contraire, avec Platon, la morale redevient possible : quand le philosophe, après avoir contemplé les « Idées », redescend dans la « caverne » — la fameuse Allégorie de la Caverne désigne, en effet, ce récit par lequel Platon peint notre condition : les hommes sont semblables à des prisonniers qui prennent les ombres projetées devant eux sur la paroi de la caverne pour la vérité ; le prisonnier que l’on détache et qui sort au-dehors symbolise le philosophe accédant aux Essences — il est, désormais, en mesure d’édifier une morale et une politique. La vertu, dans cette perspective, désigne une participation aux Essences et à la véritable connaissance, une science du Bien et du Mal inséparable de la dialectique. Chez Platon, et d’une manière générale dans toute la pensée hellénique, vertu et morale sont, en effet, de l’ordre du savoir. Nul n’est méchant volontairement. Être courageux, c’est posséder la science de ce qui est redoutable. Être juste, c’est accéder à la connaissance de l’harmonie de nos forces intérieures. La Justice (individuelle) représente donc un savoir juste. Dans l’âme juste, la partie raisonnante (l’esprit) connaît et commande, maîtrisant le désir, sauvage et irréfléchi (la concupiscence), mais aussi la colère, partie impétueuse qui peut, parfois, devenir l’alliée de la raison. La justice désigne, dans cette perspective, la vertu assurant sa fonction à chaque partie de l’âme. De même, dans l’État, la Justice représente une harmonie et un équilibre : les artisans et travailleurs divers obéissent ; les guerriers défendent la cité et les magistrats commandent à ces deux classes subalternes. De même que la justice individuelle représente l’équilibre d’une âme saine où chaque partie joue son rôle et obéit à sa fonction, de même la Justice (politique) désigne l’équilibre de la cité où le « philosophe-magistrat » commande : chaque classe exécute la fonction qui lui est propre et, au sommet de la hiérarchie, se trouve celui qui « sait », qui a contemplé les Essences et le Bien, à savoir le philosophe. Telle est la solution que Platon apporte au problème politique : « le philosophe-roi ». Pour réaliser la justice dans la Cité, il faut donc que les rois deviennent philosophes, ou que les philosophes deviennent rois. Telle est cette philosophie qui a tant marqué la réflexion occidentale, aussi bien par l’analyse de l’Amour et du désir que par celle de la dialectique spéculative. Platon, mort il y a plus de vingt-trois siècles, a dessiné des chemins qui continuent de fasciner toute notre civilisation et notre culture. En cette voie, il nous conduit de l’opinion — ce type de connaissance inférieur, faculté intermédiaire saisissant les choses qui flottent entre le néant et l’être absolu — jusqu’à la science, connaissance rationnelle permettant d’atteindre l’essence de la vérité. Itinéraire qui nous hante encore, en notre temps, et auquel se réfèrent bien des penseurs et des savants contemporains.

Biographie

Jeunesse

Platon naît à Athènes en 428 av. J.-C., peu après la mort de Périclès, dans une riche famille aristocratique, des propriétaires terriens liés au parti oligarchique au pouvoir. « Platon » n’est peut-être qu’un surnom (qui vient de Platos « largeur ») qui lui aurait été donné car il était large d’épaule. Il était beau et fort, selon Epictète. Il aurait d’ailleurs participé aux Jeux olympiques et aux Jeux isthmiques en tant que lutteur, et aurait remporté deux prix. Selon Diogène Laërce, « dans sa jeunesse il était réservé et sage au point qu’on ne le vit jamais rire aux éclats ». Il se consacre d’abord à la poésie, écrit des tragédies, des vers lyriques, etc. Il s’initie à la peinture et à la musique. Il est l’élève de Théodore de Cyrène, le précepteur de Socrate.

L’apprentissage de la philosophie

Puis à 20 ans, il rencontre Socrate, et se tourne vers la philosophie. Il brûle toutes ses œuvres et abandonne l’idée de concourir pour la tragédie grecque. Il devient le disciple de Socrate durant neuf ans, de -408 à -399, jusqu’à la condamnation à mort de celui-ci. Il commence à écrire ses dialogues, mettant en scène Socrate, du vivant de celui-ci. Malade, Platon n’assista pas à la mort de Socrate. Pensant qu’il pourrait lui-même être arrêté, il fuit Athènes, avec quelques autres disciples, et se réfugie à Mégare, une ville située à quelques dizaines de kilomètres de là. Il s’attacha alors à Cratyle, un disciple d’Héraclite, mais aussi à Hermogène, qui lui transmit la sagesse des Eléates et en particulier de Parménide. Ces diverses influences nourrissent sa réflexion. Peu à peu, la pensée de Platon gagne en maturité, et ses dialogues finissent par retranscrire la philosophie propre de Platon, et non plus celle de Socrate. Platon retient en particulier d’Héraclite que le monde sensible, celui que nous percevons, est soumis à un changement permanent, et que rien de fixe ne demeure. En 395 av. J.C, de retour à Athènes, il prend part à la guerre contre Corinthe, comme cavalier, et qui se solde par une défaite des athéniens contre Sparte.

Les voyages

En 390, il voyage : il se rend en Egypte, où il rencontre les prêtres du haut clergé. Mais il n’est pas sûr que ce voyage ait réellement eu lieu, car Platon ne semble développer qu’une connaissance indirecte et limitée de l’Egypte. Il voyage également en Italie du Sud, à Tarente, où il rencontre des pythagoriciens (Philolaos de Crotone, Archytas de Tarente…). Il découvre cette doctrine, qui lui montre que sous la réalité sensible se dissimule une autre réalité, mathématique et permanente, celle du nombre. Il se rend ensuite en Sicile. Platon avait abandonné de bonne heure la vie politique, en raison des excès de la dictature des Trente, et de la condamnation de Socrate. Mais Platon voit en Sicile l’occasion de se consacrer à nouveau à la politique. Il essaie en vain de convaincre Denys, le tyran de Syracuse, d’adopter certaines réformes, d’inspiration philosophique. Mais il échoue, et finit par se brouiller avec celui-ci. Ainsi que le relate Diogène Laërce : « Platon s’entretint avec lui de la tyrannie, et lui répétait constamment que ce qui n’était utile qu’à un homme n’était pas un bien, si cet homme n’était pas très vertueux. Par là il offensa Denys, qui se mit en colère et lui dit : « Tu me tiens des discours de vieillard ! » — « Et toi des discours de tyran », répliqua Platon. Là-dessus, plus irrité que jamais, le tyran s’élança pour le faire périr, mais sur la sollicitation de Dion et d’Aristomène, il se contenta de le remettre aux mains du Spartiate Pollis, qui se trouvait pour lors en ambassade en Sicile, pour le faire vendre comme esclave ». Platon, réduit à l’état d’esclave, est racheté et libéré par un disciple de Socrate, Annikeris. Celui-ci refusant d’être remboursé, l’argent de la rançon est utilisé pour acquérir à Athènes un terrain. Sur ce terrain une école est fondée. Comme elle est située près du sanctuaire du héros Académos, elle est appelée pour cette raison l’Académie.

L’Académie

Platon enseigne pendant quarante ans dans cette école qu’il a fondée. Elle accueillit et forma des élèves aussi prestigieux qu’Aristote, Démosthène, Théophraste, Xénocrate… Les matières étudiées ? La philosophie, bien sûr, mais aussi la mathématique, ou l’astronomie, deux disciplines considérées comme reines par Platon. Celui-ci avait d’ailleurs fait graver sur le fronton de l’Académie cette phrase : « que nul n’entre ici s’il n’est géomètre ». C’est la première école philosophique organisée comme une université, au sens moderne du terme, avec un règlement, des logements pour les étudiants, une bibliothèque, une salle de conférence, etc. L’enseignement oral était considéré comme le plus important. Seul un intérêt limité était accordé à la transmission écrite. L’école a subsisté pendant neuf siècles, jusqu’au règne de l’empereur byzantin Justinien, qui y mit un terme en 529.

La politique

A la mort de Denys I, Dion, le beau-frère du tyran, lui propose de venir pour éduquer son successeur, Denys II. Platon vient de terminer la République en -372, un ouvrage dans lequel il réaffirme la nécessité de confier le pouvoir politique au philosophe roi. Il voit là encore l’occasion de mettre ses principes à exécution, et de mettre en place un pouvoir authentiquement philosophique. Mais Dion est soupçonné de complot par Denys II, et Platon, sur lequel s’abat également la méfiance royale, est détenu un an en prison. C’est en -360 qu’eut lieu le troisième et dernier voyage politique de Platon en Sicile. Rappelé par Denys II, Platon, âgé de soixante-huit ans, confie l’Académie et se rend à Syracuse. Mais là encore, les relations avec le tyran furent conflictuelles, et seule l’intervention d’un navire de guerre envoyé par le pythagoricien Archytas permit de libérer Platon.

Mort et influence

Vers la fin de sa vie, il semble que Platon délivra un enseignement beaucoup plus pythagorisant, centré sur les mathématiques et les Nombres Idéaux. Platon avait d’ailleurs acheté à prix d’or trois ouvrages concernant les travaux de Pythagore lors de son dernier voyage en Sicile, ce qui lui a permis d’approfondir sa connaissance de cette doctrine. Platon mourut à Athènes en -347 ou -346, au cours d’un repas de noce. Il était alors plongé dans la rédaction de l’ouvrage Les Lois. Après sa mort, il fut divinisé, et considéré comme un fils du dieu Apollon.

L’auteur et son oeuvre

Platon et La République

La République est l’œuvre d’un philosophe qui fut tenté par la politique. Né en 427 av. J.-C. dans l’aristocratie athénienne, Platon s’initie très tôt aux arts, aux lettres et aux sciences. Il fréquente philosophes et sophistes. Ces derniers enseignaient l’art de persuader ses auditeurs dans les débats publics. Mais une rencontre va tout changer. Socrate lui apprend à se défier de la virtuosité des sophistes et à mettre au premier plan les préoccupations morales. Le procès et la condamnation de son maître posent une question au jeune Platon : la philosophie a-t-elle encore sa place à Athènes, cité naguère florissante, mais entrée en décadence depuis le déclenchement des guerres qui déchirent alors la Grèce ? Platon veut trouver une réponse philosophique à cette crise. Il crée une école à Athènes, l’Académie, dans laquelle il enseignera jusqu’à sa mort en 347 av. J.-C. Il effectue plusieurs voyages en Sicile auprès du tyran de Syracuse qu’il espère gagner à ses idées. Mais bientôt il abandonne l’espoir de voir réalisé son projet d’une société juste, harmonieuse et préservée de la décadence. L’épure de cette société, le principe de sa constitution – ce que traduit le mot « république » – font l’objet de son plus célèbre dialogue. Au début du texte, Socrate et ses interlocuteurs sont en quête d’une définition de la justice. Le sophiste Thrasymaque propose d’abord la sienne avec une rude franchise : « la justice, c’est ce qui est avantageux pour le plus fort ». D’ordinaire, face à un interlocuteur de bonne volonté, Socrate tente par la discussion « d’accoucher les esprits ». Mais ici, comment discuter avec un contradicteur pour qui la force est la seule loi ? Cette impasse dans le dialogue en rappelle une autre dans la vie publique : comment ramener à la raison des citoyens égarés par la démagogie ? Socrate lui-même, le meilleur des hommes, n’a pas su convaincre les Athéniens. Il faut donc prendre le problème à la base. Seule une cité juste peut éduquer les hommes dans le respect de la justice. C’est pourquoi La République est à la fois une réflexion politique sur la meilleure constitution et un traité d’éducation. Ce dialogue entre Socrate et deux interlocuteurs imaginaires, Adimante et Glaucon (frères de Platon), est aussi une recherche philosophique. Dans les livres VI et VII, séparés artificiellement par ses premiers éditeurs, Platon traite de l’éducation des dirigeants de la cité juste. Il décrit le long chemin qu’ils devront parcourir pour se libérer des illusions de l’opinion commune et pour accéder à la réalité vraie au-delà des apparences. Et cela, non pour se réfugier dans la pure contemplation de la vérité, mais pour revenir dans notre monde et y faire régner la justice autant qu’il est possible.

Socrate

De la vie du plus célèbre des philosophes, Socrate, on ne sait presque rien. On ne connaît avec précision que les raisons et les circonstances de sa mort. Quant à sa pensée, dont il ne nous a laissé aucune trace écrite, on sait qu’il aimait la résumer par cette formule : « Je sais que je ne sais rien. » Mais il a tellement marqué ses contemporains que plusieurs auteurs, et d’abord Platon, le plus doué de ses disciples, nous ont laissé un témoignage vivant de son enseignement. Durant sa vie, il n’a guère quitté Athènes où l’on pouvait rencontrer les meilleurs esprits de ce Ve siècle av. J.-C. Un oracle rendu à Delphes ayant déclaré qu’il était le plus sage des hommes, Socrate entreprit d’enquêter autour de lui sur la sagesse. Il découvrit que, si personne plus que lui ne possédait cette sagesse, il était bien le seul à ne pas se faire d’illusion sur ce sujet. Cette enquête le conduisit à interroger inlassablement tous ses concitoyens sur ce que signifiaient des mots aussi simples en apparence que « courage », « piété », « justice », non pas que Socrate ait prétendu jouer le donneur de leçon, mais parce que son but était d’éveiller l’esprit de ses interlocuteurs. On voyait ainsi, au coin d’une rue, des gens importants et respectables, imbus de leurs convictions religieuses ou politiques, perdre vite leur belle assurance face aux questions de Socrate. On imagine que par cette inlassable activité Socrate finit par en irriter plus d’un. Une plainte fut déposée contre lui, l’accusant de dénigrer les dieux de la cité et de corrompre la jeunesse. Devant le tribunal, Socrate refusa de présenter un plaidoyer dans les règles. Son incessant dialogue avec sa ville avait été pour lui une mission sacrée. De quoi fallait-il donc qu’il se sente coupable ? Pour seule sanction il proposa que son entretien soit assuré aux frais de la cité ! La provocation fit pencher la balance en faveur d’une condamnation à mort. Bien qu’il fût convaincu que ce jugement était injuste, il se garda de le récuser, car le procès s’était déroulé en conformité avec les lois de la cité. Il ne lui restait qu’à prendre congé de ses juges. Ils avaient jugé en conscience et d’ailleurs qui donc, d’eux qui restaient en vie, ou de lui qui allait mourir, était le plus à plaindre ? Bien malin qui pourrait le dire ! Au cours des semaines qui précédèrent l’exécution de la sentence, son ami Criton tenta en vain de le convaincre de s’enfuir. La décision de Socrate était irrévocable. L’idée qu’il se faisait de la justice lui interdisait de prendre la fuite.

Oeuvres

– Alcibiade majeur – Alcibiade mineur – Alcyon * – Apologie de Socrate – Axiochos – Le Banquet – Charmide – Clitophon – Cratyle – Critias – Criton – Définitions * – Démodocos * – Épinomis – Éryxias – Euthydème – Euthyphron – Gorgias – Hipparque * – Hippias majeur – Hippias mineur – Hosiótês – Ion – Lachès – Les Rivaux – Lettre VII – Les Lois – Lysis – Ménexène – Ménon – Minos * – Parménide – Phédon – Phèdre – Philèbe – Le Philosophe – Le Politique – Protagoras – La République – Sisyphe * – Le Sophiste – Théagès – Théétète – Timée * Dialogues dits « suspects » : il n’est pas certain que Platon en soit l’auteur.

Citations

« Les hommes ne veulent pas ce qu’ils font, mais ce en vue de quoi ils font ce qu’ils font. » — Gorgias

« L’homme est la mesure de toute chose. » — Théétète

« Les yeux de l’esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser. » — Le Banquet

« La nécessité est la mère de l’invention. » — La République

« La vieillesse est un état de repos quant aux sens. Lorsque la violence des passions s’est relâchée, on se voit délivré d’une foule de tyrans forcenés. » — La République

« Ce n’est pas parce qu’on craint de la commettre, mais c’est parce qu’on craint de la subir que l’on blâme l’injustice. » —

« La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses. » —

« L’homme n’est qu’un jouet inventé par Dieu. » —

« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. » —

« En toutes choses les extrêmes sont rares, les choses moyennes très communes. » —

« L’homme est un aveugle qui va dans le droit chemin. » —

« Donne et tu recevras. » —

« Le vin est le lait des vieillards. » —

« Le Temps est l’image mobile de l’éternité immobile. » —

« On peut en savoir plus sur quelqu’un en une heure de jeu qu’en une année de conversation. » —

« L’essentiel n’est pas de vivre, mais de bien vivre. » — Criton

« La plupart des hommes au pouvoir deviennent des méchants. » — Gorgias

« Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute. » — Gorgias

« L’amour est aveugle. » —

« Garde-toi de donner par force aux enfants l’aliment des études, mais que se soit en le mêlant à leur jeux, afin d’être encore plus capable d’apercevoir quelles sont les inclinations naturelles de chacun. » —

« Entre amis, tout est commun. » —

« La simplicité véritable allie la bonté à la beauté. » — La République

« Les malicieux ont l’âme petite, mais la vue perçante. » — La République

« Le premier bien est la santé, le deuxième la beauté, le troisième la richesse. » — Les Lois

« A pratiquer plusieurs métiers, on ne réussit dans aucun. » — La République

« Le propre de la sagesse et de la vertu est de gouverner bien ; le propre de l’injustice et de l’ignorance est de gouverner mal. » — La République

« La vie, qui a en partage la tempérance, le courage, la sagesse, ou la santé, est plus agréable que celle où se trouvent l’intempérance, la lâcheté, la folie ou la maladie. » — Les Lois

« La musique donne une âme à nos coeurs et des ailes à la pensée. » — La Musique

« Si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique. » — La République

« On ne peut ni échapper au regard des dieux ni les contraindre. » — La République

« Existe-t-il plaisir plus grand ou plus vif que l’amour physique ? Non, pas plus qu’il n’existe plaisir plus déraisonnable. » —

« L’excès de liberté ne peut tourner qu’en excès de servitude pour un particulier aussi bien que pour un état. » — La République

« Dieu, toujours, fait de la géométrie. » —

« Le philosophe babille le bec en l’air. » —

« Ce n’est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ; ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal. » —

« L’un des préjudices d’avoir refusé de prendre part à la vie politique est que vous finissez par être gouverné par vos subordonnés. » —

« L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance. » — La République

« Le poste où l’on s’est soi-même placé, dans la pensée qu’il était le meilleur, ou qu’il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d’autre sinon du déshonneur. » —

« Chacun, parce qu’il pense, est seul responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c’est-à-dire de sa destinée. » —

« Il faut aller à la vérité avec toute son âme. » —

« Il y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance. » —

« Ceux qui ont créé les mots croyaient au délire. » —

« C’est la vraie marque d’un philosophe que le sentiment d’étonnement. » — Théétète

« Tout corps couché prend la ligne de l’horizon de l’âme. L’endormi devient le réveillé de l’ombre. » —

« La vie est un court exil. » —

« Le corps est le tombeau de l’âme. » — Cratyle

« Le principal est que personne, homme ou femme, ne se trouve sans un gardien, placé au-dessus de lui, et que personne ne s’habitue à agir de sa propre initiative, au sérieux ou pour rire. » — Les lois

« La réalité est à la fois multiple et une, et dans sa division elle est toujours rassemblée. » —

« C’était un homme sage celui qui inventa Dieu. » —

« Les vrais philosophes s’exercent à mourir, et ils sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort. » —

« Le sage parle parce qu’il a quelque chose à dire, le fou parce qu’il a à dire quelque chose. » —

« La faim est un nuage d’où il tombe une pluie de science et d’éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d’ignorance et de grossièreté. » —

« Il ne dépend que de nous de suivre la route qui monte et d’éviter celle qui descend. » —

« L’âme trouve son repos en dormant peu, le coeur dans le peu d’inquiétudes et la langue dans le silence. » —

« L’homme est le seul des animaux à croire à des dieux. » — Protagoras

« On ne comprend pas ce qu’est la science de la chaussure, quand on ne comprend pas ce qu’est la science. » — Théétète

« La perversion de la cité commence par la fraude des mots. » —

« Si l’on interroge bien les hommes, en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose. » —

« La justice de l’intelligence est la sagesse. Le sage n’est pas celui qui sait beaucoup de choses, mais celui qui voit leur juste mesure. » —

« Touché par l’amour, tout homme devient poète. » — « La vie est, en quelque sorte, un pèlerinage. » — Axiochus

« Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique. » —

« Y a-t-il pour toi un plaisir plus grand et plus vif que le plaisir des choses de l’amour ? » — La République

« Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue. » — Apologie de Socrate

« Il n’y a pas de mal possible pour l’homme de bien, ni pendant sa vie, ni après sa mort. » — Apologie de Socrate

« Mais voici l’heure de nous en aller, moi pour mourir, vous pour vivre. Qui de nous a le meilleur partage, nul ne le sait, excepté le dieu. » — Apologie de Socrate

« On peut aisément pardonner à l’enfant qui a peur de l’obscurité. La vraie tragédie de la vie, c’est lorsque les hommes ont peur de la lumière. » —

« Je ferai taire les médisants en continuant à bien vivre : voilà le meilleur usage que nous puissions faire de la médisance. » —

« Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute. » —

« Quelle impression mes accusateurs ont faite sur vous, Athéniens, je l’ignore. Pour moi, en les écoutant, j’ai presque oublié qui je suis, tant leurs discours étaient persuasifs. Et cependant, je puis l’assurer, ils n’ont pas dit un seul mot de vrai. » — Apologie de Socrate

« La faim est un nuage d’où il tombe une pluie de science et d’éloquence. La satiété est un autre nuage qui fait pleuvoir une pluie d’ignorance et de grossièreté. » —

« Il est plus déshonorant de commettre une injustice que d’en être la victime. » —

« L’incorrection du langage n’est pas seulement une faute contre le langage même : elle fait encore du mal aux âmes. » —

« Il est plus dangereux de tomber en amour que de tomber du haut d’une falaise. » —

« C’était un homme sage celui qui inventa Dieu. » —

« Ce qu’on doit chercher à savoir, c’est de quelle façon on doit vivre sa vie pour qu’elle soit la meilleure possible. » — Gorgias

« Pour que votre tête se porte bien, commencez par traiter votre âme. » —

« L’amitié de chacun pour chacun est, je le pense, celle de qui est semblable pour qui lui est semblable. » —

« Il faut aller à la vérité avec toute son âme. » —

« Socrate à Cébès : Lorsqu’on a ressenti la violence d’un plaisir ou d’une peine, d’une peur ou d’un appétit, le mal qu’on subit en conséquence n’est pas tellement celui auquel on pourrait penser, mais celui qu’on subit sans s’en rendre compte. » — Phédon

« Les peuples seront heureux, lorsque les magistrats deviendront des philosophes ou lorsque les philosophes deviendront des magistrats. » — La République

« L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance. » —

« L’amour est le désir de posséder perpétuellement ce qui est bon. » — Le Banquet

« Il faut appeler philosophes ceux qui s’attachent en tout à l’essence, et non amis de l’opinion. » —

« A pratiquer plusieurs métiers, on ne réussit dans aucun. » —

« Il n’y a pas de mal possible pour l’homme de bien, ni pendant sa vie, ni après sa mort. » — Apologie de Socrate

« Les hommes ne veulent pas ce qu’ils font, mais ce en vue de quoi ils font ce qu’ils font. » —

« Qu’est-ce que craindre la mort sinon s’attribuer un savoir qu’on n’a point ? » —

« La vertu d’un homme consiste à être capable d’agir dans les affaires de sa cité et, grâce à cette activité, de faire du bien à ses amis, du mal à ses ennemis, tout en se préservant soi-même de rien subir de mal. » — Ménon

« La flatterie est le miel et le condiment de toutes les relations entre les hommes. » —

« Jamais aucun homme ne fait aucune loi ; les vicissitudes et les calamités de toute nature… décident de toutes nos législations. » —

« Et, par conséquent, en ce sens encore, la possession, autant que l’accomplissement de ce qui nous est propre et qui est nôtre, on s’accorderait à dire que c’est justice. » — la République

« La poésie s’approche plus près de la vérité que l’histoire. » — « Ce que je ne sais pas, je ne crois pas non plus le savoir. » — Criton

« C’est la plus radicale manière d’anéantir tout discours que d’isoler chaque chose de tout le reste ; car c’est par la mutuelle combinaison des formes que le discours nous est né. » —

« Socrate à Cébès : Il ne faut pas se tuer avant que Dieu nous en impose la nécessité, comme il le fait aujourd’hui pour moi. » — Apologie de Socrate

« Nous ne savons pas le vrai si nous ne savons la cause. » —

« Apprendre, pour Socrate, c’est se ressouvenir de ce que l’on avait oublié. » — Ménon

« Dès lors, s’ils pouvaient s’entretenir entre eux, ne penses-tu pas qu’ils croiraient nommer les objets réels eux-mêmes en nommant les ombres qu’ils verraient? » — La République

« Rien, selon moi, n’est plus funeste à l’homme qu’une opinion fausse. » —

« Tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités ou que ceux que l’on appelle aujourd’hui rois et souverains ne seront pas vraiment philosophes… il n’y aura de cesse aux maux des cités. » — la République

« Chaque forme d’art se rapporte à des discours, qui eux-mêmes portent sur l’objet dont s’occupe l’art en question. » — Gorgias

« Il n’y a rien de bon ni de mauvais sauf ces deux choses : la sagesse qui est un bien et l’ignorance qui est un mal. » —

« Ce n’est pas des mots qu’il faut partir mais, pour apprendre et pour découvrir le réel, c’est du réel lui même qu’il faut partir bien plutôt que des mots. » —

« Il y a, selon moi, naissance de société du fait que chacun de nous, loin de se suffire à lui-même, a au contraire besoin d’un grand nombre de gens. » — La République

« On ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme. » —

« Socrate à Simmias : Simmias, à parler exactement, aucune âme n’aura part au vice, si elle est une harmonie ; car il est hors de doute qu’une harmonie, si elle est pleinement ce qu’est une harmonie, n’aura jamais part à la dissonance. » — Phédon

« C’est cette force qui maintient en tout temps l’opinion juste et légitime sur ce qu’il faut craindre et ne pas craindre que j’appelle et définis courage. » —

« Homme : animal dépourvu d’ailes, bipède, dont les ongles sont plats ; celui qui, seul de tous les êtres, est apte à recevoir une connaissance, laquelle est de forme rationnelle. » —

« Le beau seul a cette destination d’être parfaitement manifeste et parfaitement digne d’amour. » —

« SOCRATE : Il me paraît nécessaire de faire de mon mieux avec ce qu’il y a, comme dit le vieux dicton, et de prendre ce que tu me donnes. » — Gorgias

« La dialectique est pour ainsi dire le faîte et le couronnement des sciences. » —

« L’ignorance de soi est une ignorance qui s’ignore, la pire donc. » —

« L’amour aime ce dont il manque et qu’il ne possède pas. » — Le Banquet

« Si la vie vaut la peine d’être vécue, c’est à ce moment : lorsque l’humain contemple la Beauté en soi. » — Le Banquet

« SOCRATE : Prétends-tu que l’agréable soit identique au bon, ou bien y a-t-il de l’agréable qui ne soit pas bon ? » — Gorgias

« Aucun homme libre ne doit s’engager dans l’apprentissage de quelque connaissance que ce soit comme un esclave. » — La République

« SOCRATE : Connais-toi toi-même » —

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